TEST | The Elder Scrolls Online – Tamriel Unlimited

TAMRIEL, UNE GUERRE CIVILE, UN COMPLOT DIVIN, WHAT ELSE?

« Les meilleures techniques sont celles transmises par les survivants ». Cette réplique attribuée à Gaiden Shinji constituait l’introduction de The Elder Scrolls Arena, le premier opus d’une série devenue aujourd’hui légendaire. En passant par la baie d’Illiac, les déserts de cendres de Morrowind et les forêts de Cyrodiil, la saga nous a menés jusque dans la toundra de Bordeciel. Mais aujourd’hui, c’est d’un opus hors de la trame principal dont nous allons parler.

 

Qu’est-ce que c’est, The Elder Scrolls Online ?

Teso-Ebonheart« The Elder Scrolls Online » est un jeu de rôle massivement multijoueur sortie le 4 avril 2014 sur PC. Le développement de ce MMO commence en 2007 chez Zenimax Online Studios sous la direction de Matt Firor, l’un des Lead Designer de Dark Age of Camelot (2001). Alliant une version adaptée au style MMO du gameplay des jeux Elder Scrolls à la technologie des méga-serveurs, TESO gagne le pari de proposer une expérience susceptible de plaire aux fans de la première heure autant qu’aux nouveaux arrivants.

Le jeu est officiellement annoncé le 3 mai 2012 comme un MMORPG à abonnement. Cependant, l’abonnement assez conséquent (14,99€, plus cher que WoW) et le gameplay un peu trop poussif à l’époque ont vite eu raison des joueurs.

Finalement, le jeu est passé en Buy-to-Play le 17 mars 2015 en se rebaptisant « The Elder Scrolls Online – Tamriel Unlimited » au passage, avec un certain nombre de changements dans le gameplay, une amélioration des interfaces et une augmentation du contenu. Plus tard arrivèrent les extensions « Imperial City », « Orsinium », et prochainement sortira « Thief’s Guild », afin de fournir toujours plus de contenu aux joueurs ayant déjà exploré une bonne partie de Tamriel. Par la suite, une version PS4 et XBOX ONE de « The Elder Scrolls Online » sortit en juin 2015.

 

Tamriel, à une autre époque

Alors que les jeux The Elder Scrolls (TES) 1 à 4 relataient la chute du troisième empire de Tamriel, « The Elder Scrolls Online » prend place après la chute du second empire, alors qu’une guerre d’alliances fait rage d’un bout à l’autre du continent. Et tandis que la Convention de Daguefilante, le Domaine Aldmeri et le Pacte de Coeurébène s’affrontent dans un conflit à l’issue incertaine, les adeptes du Prince Daedra Molag Bal, menés par Mannimarco et son ordre de nécromanciens, prennent le contrôle de l’empire et tentent de réunir Tamriel et Havreglace grâce aux Ancres Noires.

Voici un résumé assez succinct du contexte général de « The Elder Scrolls Online ». Bien entendu, il y a encore beaucoup d’éléments du lore à découvrir au fil des quêtes. Justement, les quêtes. Même si ces dernières rejoignent sur beaucoup de points celles des différents MMORPG, entre missions FedEx (livraison d’un objet à un PNJ) et missions d’extermination (tuer un certain nombre de monstres dans une zone), on retrouve beaucoup d’éléments appartenant à l’univers de la saga. Il n’y a aucune fausse note, ces quêtes s’inscrivent parfaitement dans le contexte historique de l’Interrègne.

Ces quêtes amènent le joueur à progresser de manière plutôt fluide à travers des territoires entièrement PvE, pour la plupart inédits.

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Les ruines dwemers de Tamriel sont encore une fois à l’honneur.

Dans le cas d’un joueur incarnant un personnage appartenant au Pacte de Coeurébène, il lui sera possible de traverser les étendues désertiques de la partie continentale de Morrowind (une zone qui n’était pas visitable dans le jeu du même nom), de plonger littéralement dans le Marais Noir, et de revisiter certaines Châtelleries de Bordeciel (précédemment disponibles dans Skyrim). L’exploration de ces régions apportent de nouveaux éléments aux amateurs de l‘univers Elder Scrolls sans toutefois contredire les informations déjà données dans les précédents opus.

En parallèle de sa progression dans les territoires contrôlés par son alliance, le joueur est également invité à suivre une quête principale qui l’amènera à maintes reprises à parcourir Havreglace, une incursion en Oblivion qui rappellera aux plus nostalgiques les terres-mortes de Mehrunes Dagon, dans le 4ème jeu de la saga. Pour une meilleure gestion de la difficulté, les développeurs ont décidé de rendre ces quêtes accessibles tous les 5 niveaux uniquement, ce qui peut se révéler frustrant parfois.

De plus, il est possible de rejoindre plusieurs factions, quelle que soit l’alliance à laquelle ont appartient. Il est possible de devenir membre de la guilde des Mages, de la guilde des Guerriers et du groupe des Indomptables. L’appartenance à chacun de ces groupes donne accès à une série de quêtes mettant en scène les principaux acteurs de chaque guilde. En suivant la trame narrative de la guilde des mages, on pourra par exemple rencontrer Shalidor (premier archimage de l’académie de Fortdhiver), Vanus Galérion (fondateur de la Guilde des Mages, rien que ça !) et Shéogorath (Prince Daedra de la Folie). De la même manière que pour la quête principale, les quêtes de guilde ne sont disponibles que tous les 5 niveaux.

 

Et la Direction Artistique ?

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Le Tribunal de Longsenglot – Morrowind

Pour le coup, les habitués de la série seront peut-être un brin dépaysés par l’aspect de certaines régions qu’ils auraient exploré par le passé. L’esthétique de certains lieux peut sembler étrange, mais elle reste raccord avec le lore de la saga à 100%.

Pour ce qui est de la qualité des graphismes, il faut savoir que le moteur graphique utilisé lors du développement était le même que celui de TES 4 Oblivion. Et pourtant, la qualité est au rendez-vous. Bien sûr, il ne s’agit pas d’ultra-HD comme on en attend de nos jours, mais l’aspect des textures est équivalant à celles de Skyrim, voir supérieur.

Pour l’aspect de certains lieux à présent connus des joueurs, il faut aussi se souvenir que le développement de The Elder Scrolls Online a commencé en 2007, peu après la sortie d’Oblivion et un an avant le début de la production de Skyrim. Même si les deux équipes communiquaient énormément, il n’est pas étonnant qu’on retrouve deux versions différentes d’Estmarche ou de la Brèche (deux châtelleries de Bordeciel). Au contraire, c’est mieux ainsi à mon sens. Qui voudrait avoir un copié-collé de régions similaires ? D’autant qu’on retrouve la géographie générale et l’ambiance de ces zones dans leur version Online, ce qui rend les nouveautés et différences encore plus remarquables et appréciables.

Les créatures présentes dans ces environnement s’inscrivent elles-aussi parfaitement dans le lore, et les variations de créatures déjà vues sont dans l’ensemble acceptables. Il en va de même pour les pièces d’équipement. Le style des armures est unique et, tout en restant raccord avec le reste de l’univers. Les robes de mages savent garder l’esthétique de leurs anciennes versions tandis que les armures confèrent un sentiment de puissance en restant réalistes.teso-heavyarmor

Pour ce qui est de la bande son, Jeremy Soule, le compositeur des musiques d’Oblivion, de Skyrim et de Morrowind, a encore fait des merveilles. C’est près de 2 heures et 40 minutes de musiques fantastiques qu’il sera possible de retrouver au cours de l’aventure à travers Tamriel.

 

Gameplay (PvE) : Explorez Tamriel

Créer son personnage

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Les caractéristiques de mon Templier Nordique

Pour ceux qui aiment passer des heures et des heures dans l’éditeur de personnage, celui de « The Elder Scrolls Online » peut apparaître comme un paradis. Les joueurs ont la possibilité de customiser leur avatar de A à Z. Plus que les traits du visage, ils pourront ajuster le moindre aspect de leur apparence (taille des bras, oreilles, largeur des épaules…) et même choisir sa voix !

Mais en premier lieu, il faut choisir la race de son avatar, ce qui n’est pas une mince affaire. A moins que vous disposiez d’un Pack Aventurier, l’alliance à laquelle vous appartiendrez dépendra de la race que vous choisirez, et inversement. Ainsi, la Convention de Daguefilante réunit les Brétons, les Rougegardes et les Orques, tandis que le Domaine Aldmeri est composé des Haut-Elfes, des Elfes des Bois et des Khajiit, et le Pacte de Coeurébène est formé par les Nordiques, les Elfes Noirs et les Argoniens.

En fonction de votre choix, vous commencerez l’aventure avec une ligne de compétence spécifique à votre race, dans une zone dépendant directement de votre alliance.

Les Interfaces

Il y a eu un gros travail sur les interfaces, et ça se voit.

Pour commencer, l’interface de jeu est très sobre, ce qui est plutôt appréciable. On dispose d’un radar en haut de l’écran comme on peut en trouver dans Skyrim, ainsi que dans Oblivion (sous une autre forme). Les deux seuls autres éléments présents à l’écran sont la barre de vie de l’ennemi ciblé (juste en dessous du radar) et les indications contextuelle lorsque le curseur survole un objet/PNJ. Cet affichage épuré finit par passer inaperçu lors des longues heures d’exploration qui attendent les joueurs, et leur apporte une immersion maximale.

La navigation entre les menus est aussi très ergonomique à mon avis. La navigation, qui fait fortement penser au format ‘’journal’’ de l’inventaire dans Oblivion, se fait d’elle-même. Chaque notion importante dispose de sa propre page, comme les statistiques du personnage ou son arbre de compétence, ainsi que son journal de quête.

 

L’Arbre des compétences

L’arbre de compétence est l’une des plus belles réussites à mes yeux. Il existe une ligne de compétence par type d’armes et par type d’armure, ainsi qu’une ligne de compétence par guilde rejoint et une par style d’artisanat. Il y a aussi une ligne consacrée aux capacités passives raciales et deux lignes concernent des capacités déblocables en RvR.

Et en plus de tout cela, il y a trois lignes de compétences qui dépendent directement de la classe du personnage. Les possibilités sont immenses, si bien qu’il est très difficile de trouver deux avatar ayant exactement les mêmes compétences. D’autant qu’il n’y a pas de solution miracle, chaque build offre des avantages et des désavantages.

Dans chaque ligne de compétence, il est possible de dépenser des points de compétences pour acquérir des sorts ou des capacités passives en fonction du niveau du personnage dans ladite compétence.

Pour les artisans en devenir

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Forger son armure et ses armes, pour faire face à n’importe quelle situation.

Pour le plus grand plaisir de ceux qui pensent que l’équipement trouvé dans un donjon n’est pas assez bien pour eux, les compétences d’artisanat leur ouvrent les bras, moyennant quelques points de compétence. En effet, les plus motivés ont la possibilité de forger, de travailler le bois, d’enchanter, de cuisiner et de devenir alchimiste. Bien entendu, pour pouvoir créer des objets, il est nécessaire de réunir les ingrédients nécessaires et d’avoir débloqué le niveau de compétence adéquat. En alliant la forge et l’enchantement par exemple, on peut se fabriquer des pièces d’équipement de qualité supérieur à celles trouvées dans les donjons.

Et une fois au level max ?

Pour ceux qui auraient atteint le niveau maximum (50 à ce jour) et qui auraient exploré chaque recoin des zones de son alliance, pas de panique, il sera possible de passer en vétéran, un autre système de progression, et d’aller explorer les zones des autres alliances ainsi que de toutes nouvelles zones dédiées au jeu Haut Niveau.

Ce nouveau système de progression amène avec lui de nouvelles compétences à débloquer et des quêtes d’un nouveau genre pour grimper les échelons des vétérans. Et pour ceux qui ont vraiment tout vu, tout fais, il reste les formidables batailles du mode Player vs Player.

 

Gameplay (PvP) : Combattez pour votre Alliance

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On retrouve en bleu la Convention de Daguefilante, en jaune le Domaine Aldmeri, en rouge le Pacte de Coeurébène et en vert le champ de bataille de Cyrodiil

Nous y voilà, sûrement la partie préférée des joueurs de MMO, la section Joueur contre Joueur, ou dans le cas qui nous intéresse Royaume contre Royaume… contre Royaume !

Comme dit précédemment, « The Elder Scrolls Online » prend place pendant une guerre entre trois alliances (Aldmeri, Daguefilante, Coeurébène), et les joueurs ont bien évidemment la possibilité de prendre part à ce conflit d’envergure. Dès qu’un personnage atteint le niveau 10, il reçoit une invitation à venir combattre en Cyrodiil.

A partir de ce moment, le joueur peut décider de rejoindre une campagne où il reste de la place. Car même si les méga-serveur promettaient un monde unique pour tous les joueurs, il était nécessaire de découper la zone PvP en différentes instances, pour éviter que les champs de batailles ne se transforment en vision de l’apocalypse.

Une fois sa campagne choisie, il est temps de se téléporter vers Cyrodiil, où des batailles aussi formidables que chaotiques attendent les plus téméraires. Il faut savoir que, quel que soit le niveau du participant, ses stats sont automatiquement ajustée à celles du niveau max de l’instance. En revanche, cela ne change rien aux sorts et aptitudes débloquées.

 

En accomplissant les quêtes de la guerre d’Alliance, les joueurs accumulent des points d’alliance et de l’expérience afin de monter en grade.

Les attaques/défenses de fort ressemblent énormément au système de Dark Age of Camelot, avec les engins de siège et la gestion de l’état des murailles, qui encouragera les joueurs à faire équipe pour prendre le plus de places fortes possible, le but étant de contrôler les six forts entourant la Cité Impériale, afin que le membre le mieux classé de l’alliance reçoive la couronne d’Empereur.

 

Pour conclure…

Pour ma part, je suis convaincu à 100% par mon expérience sur « The Elder Scrolls Online ». Et même si je suis de toute façon un fanboy incontesté de la licence Elder Scrolls, j’ai particulièrement apprécié cet opus pour sa direction artistique rafraichissante et son gameplay à mi-chemin entre innovation et classicisme. Et la possibilité de visiter des régions jusqu’à maintenant inconnues ne gâche évidemment rien au plaisir.

Le personnage que vous avez pu voir au fil des images de cet article est l’un des miens. J’ai eu l’occasion de visiter toutes les zones du Pacte de Coeurébène en PvE et de participer à quelques batailles en PvP. J’ai d’autres personnages, qui évoluent dans d’autres alliances car, même si le Pacte réunis à lui seul mes trois races préférées, j’avais bien envie de me perdre dans l’Archipel de l’Automne et de visiter le désert d’Alik’r.

Et pour finir, une petite vidéo illustrant une session de jeu normale avec mon Nordique Templier :

 

En conclusion, si vous avez l’occasion de le tester ou la volonté de l’acheter, n’hésitez pas ! « The Elder Scrolls Online » est vraiment excellent.

Testé sur PC

  • Une direction artistique époustouflante
  • Un gameplay assez plaisant
  • La possibilité de tester des milliers de manières de jouer
  • Une trame narrative présente mais assez peu invasive
  • Un PvP parfois punitif pour les nouveaux arrivants

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