TEST | Gravity Rush Remastered

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EMBARQUEZ AVEC KAT POUR UNE AVENTURE VERTIGINEUSE !

Avec Gravity Rush Remastered, Sony offre aux joueurs PS4 la possibilité de découvrir la plus belle exclusivité PSVita dans le confort de leur salon. Initialement sorti en 2012 sur la console portable du constructeur, le jeu à longtemps fait office d’ambassadeur de la PSVita tant il met en avant toutes les fonctionnalités de la machine; cependant la faute à des ventes trop faibles de la console et un gameplay peut-être trop novateur, le jeu n’a connu qu’un succès mitigé. Le jeu débarque en exclusivité sur PS4 chargé de nouvelles promesses comme le « 1080p/60fps », les trois DLC inclus et une galerie d’artworks. L’expérience vaut-elle le coup ? Le portage est-il à la hauteur ? Voyons ça dans les lignes qui suivent.

Comme le titre du jeu l’indique, dans Gravity Rush, le joueur va s’amuser avec la gravité. Comme si cela n’était pas assez limpide, la première interaction que vous aurez avec l’univers se révèle être un hommage sympathique à Isaac Newton l’homme qui grâce à une pomme découvrit la loi de la gravitation. Faire tomber une pomme, c’est le tout premier contact du joueur avec la gravité, son nouveau terrain de jeu.

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Le départ de l’aventure

S’en suit la chute mouvementée du fruit tout au long de la cinématique d’introduction qui présente au joueur l’univers dans lequel il va évoluer pendant les 15 heures qui constituent l’aventure. La pomme finit par rouler jusqu’à Kat, la gravitéènne endormie dont vous aurez le contrôle. Et pour Kat, le réveil est difficile. Amnésique, elle se retrouve perdue à Hekseville, dans un monde qu’elle ne connait pas et qui est menacé par une effroyable tempête dévastatrice. Je reviendrai sur la construction d’Hekseville un peu plus loin dans le test.  A ses côtés elle trouve un mystérieux chat stellaire, source de son nouveau pouvoir, qui va l’accompagner. Et ce pouvoir, le joueur et Kat, devront main dans la main l’appréhender et le maîtriser pour évoluer, progresser et rétablir l’ordre dans cet univers sans dessus-dessous. Dès les premières minutes de jeu se tisse une relation particulière entre le joueur et la jeune fille et son chat (qu’elle nomme Poussière). C’est l’occasion pour le joueur de se familiariser avec un gameplay simple en apparence mais qui évolue constamment tout au long du jeu et qui ne révèlera sa saveur qu’après quelques améliorations des compétences.

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Le réveil de Kat

Un gameplay renversant !

Avec un appui sur la gâchette droite, Kat active son pouvoir gravitationnel et un réticule de visée apparaît. Le pouvoir de manier la gravité n’est pas infini. Une jauge dans le HUD s’active et diminue dès l’instant ou la gravité est modifiée. Si la jauge se vide complètement, c’est la chute libre assurée et l’issue peut en être fatale. Attention donc à bien la surveiller. Un indicateur sonore se déclenche lorsque le seuil devient critique. Un second appui sur la gâchette droite permet de s’envoler dans la direction visée. La gâchette gauche quant à elle rétablit la gravité telle que nous la connaissons tous. La visée se fait au stick et s’ajuste avec précision grâce aux fonctions gyroscopiques de la Dualshock 4. La manette apporte une réelle plus-value au jeu. Un bon nombre de joueurs reprochaient à la version PSVita une maniabilité hasardeuse notamment à cause de la gestion du détecteur de mouvements. Rassurez vous, c’est de l’histoire ancienne ! Le combo stick et gyroscopie de la manette est d’une remarquable précision. Fini les cibles manquées et les morts stupides. A cette maniabilité de base, s’ajoute un certain nombre de compétences que l’héroïne obtiendra au fur et à mesure du scénario, augmentant ainsi la palette de capacités. Toutes les compétences actives comme passives peuvent être améliorées grâce aux gemmes sacrées que l’on ramasse et qui font office de monnaie locale. Monnaie qui peut aussi être dépensée dans diverses réparations des différents quartiers de Hekseville. Chaque réparation effectuée débloque l’accès à un défi spécifique qui mettra les compétence de Kat et les réflexes du joueur à rude épreuve. Réussir ces défis permet de débloquer plus de gemmes sacrées et donc de faire évoluer plus vite l’arbre des compétences. L’upgrade des compétences est un élément indispensable pour votre exploration du monde ouvert qu’est Hekseville. Au début de votre aventure, la modification de la gravité peut être très déstabilisante. Si vous vous sentez perdus, voici une petite astuce. Fiez vous aux cheveux de Kat, ils indiquent toujours la gravité réelle. Pratique !

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La chute sera rude

Parlons maintenant plus en détail de l’immense ville en monde ouvert dans lequel le jeu prends place. Hekseville, est une cité flottante mystique dont les habitants parlent une langue pour le moins mystérieuse. Jadis florissante et prospère, au moment ou Kat y arrive, la ville vient d’être saccagée par une tempête gravitationnelle. On apprends vite que les quartiers ont été séparés et ravagés. Chaque quartier possède sa propre ambiance et sa propre identité. Mention spéciale au quartier très festif et jazzy de Plijeune et la mystérieuse zone de Boutoume, repère des enfants perdus de la surface et référence évidente à Peter Pan, l’oeuvre de J.M. Barrie. Kat se sentant comme Wendy au Pays Imaginaire entourée de tous ces enfants oubliés de la société. Arpenter cette ville se révélera très rafraîchissant et plein de surprises que je vous laisserai découvrir par vous-même.

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Les gemmes sacrées

Oui la ville est un immense monde ouvert et oui, le parcourir est un réel plaisir. Cependant les interactions avec les pnj sont peu nombreuses et se limitent la plupart du temps à des dialogues qui approfondissent le background scénaristique. La faute sans doute au format d’origine du jeu. N’oublions pas que nous sommes sur la version remastérisée d’un jeu portable. Les trois DLC du jeu sont inclus dans cette édition PS4 viennent pallier à ce manque d’interactions et offrent quelques quêtes annexes de qualité. Comptez entre 40 et 50 minutes de jeu en plus par contenu téléchargeable. Chaque pack additionnel prends place lors d’une ellipse temporelle du scénario principal et débloque un costume spécial (costume de chat, d’espion et de militaire) et les missions qui vont avec. Les costumes peuvent ensuite être revêtus à n’importe quel moment de l’aventure via un passage dans le menu principal du jeu. Les missions bien que secondaires et totalement facultatives sont de qualités et permettent de prolonger le voyage au sein de ce monde imaginaire.

Et si Moebius avait fait un jeu vidéo…

Concernant l’esthétique pour finir. Une chose est vraiment frappante lorsque l’on se plonge dans l’aventure pour la première fois, c’est l’identité visuelle du titre. Les choix esthétiques ont été fait pour s’adapter à la plateforme d’origine du titre, la PSVita. Un monde ouvert si vaste sur une console mobile implique des choix esthétiques particuliers pour des raisons de performance. Parfait mélange entre le style « bd franco-belge » et l’animation japonaise, le style graphique en cel-shading fait mouche. Moebius et Ghibli sont des noms qui pourraient se trouver au générique de ce jeu vidéo tant leur inspiration se fait sentir. Les cinématiques tout en cases et en bulles renforcent ce sentiment. Une intelligente façon de se défaire des contraintes techniques tout en étant visuellement très attrayant. D’autant plus qu’un joli effet de parallaxe lors de ces phases vient donner toute la dynamique qu’il faut à l’écran. Bien joué !

L’oeuvre offrant plusieurs niveaux de lecture, vous pourrez aisément reconnaître les références qui sont faites à Alice au Pays des Merveilles, Kat étant régulièrement amenée à passer de l’autre côté du miroir ou même à Gunnm. Je ne vous en dit pas plus, je vous laisse le plaisir de la découverte. De biens belles références mais ce n’est pas étonnant lorsque l’on connait le passif de l’équipe qui est derrière la production de ce jeu. Et cette équipe, c’est la Team Siren avec à sa tête Keiichiro Toyama, notamment connu pour les séries horrifiques que sont Silent Hill et Forbidden Siren.

Bien que la qualité des textures et la fluidité de cette édition remastered nous fasse oublier que l’on est sur un portage HD d’un jeu PSVita sorti il y a 4 ans, nous sommes en dessous de ce que la PS4 peut nous proposer en terme technique. C’est très prometteur pour Gravity Rush 2 qui sera pensé uniquement pour la console de salon. On l’attend avec impatience. En attendant, tachez de retomber sur vos pattes pieds !

 

En résumé :

Un portage impeccable pour cette aventure renversante. Le jeu est plus beau, plus fluide et l’expérience de jeu n’en est que meilleure. Le gameplay gagne en précision dans cette version PS4. Cependant il vous faudra prendre le temps de le dompter pour savoir en apprécier toutes les subtilités.

  • L’univers mystérieux et attachant
  • Les nombreuses références
  • De nombreux niveaux de lecture
  • Les choix esthétiques
  • On en veut plus !
  • Un monde ouvert qui manque d’interactions
  • Les bonus de cette édition un peu chiches

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