TEST | Dragon’s Dogma : Dark Arisen

Dragon’s Dogma est un jeu Action-RPG, dans lequel le joueur a la possibilité d’évoluer dans le duché de Gransys, un monde-ouvert purement Heroic Fantasy. Développé et édité par Capcom, le jeu sort en mai 2012 sur XBOX 360 et sur PS3. Un an plus tard, le DLC « Dark Arisen » vient s’ajouter à l’œuvre originale. Puis, en janvier 2016, le jeu connait une renaissance lorsqu’une version contenant le jeu et son DLC devient disponible sur PC.

Un univers classique et reposant

Gransys, le duché dans lequel prend place l’aventure, est un immense monde ouvert dans un style Heroic Fantasy très occidental. La plupart des créatures sont connues du public, il ne s’agit pas de monstres inventés pour les besoins du jeu. On retrouve des Gobelins, menés par leurs chefs Hobgobelins, des Cyclopes, des Harpies, des Chimères, de rares Griffons, quelques Vouivres… et LE Dragon.

Les environnements sont assez variés, on retrouve des canyons arides, des régions montagneuses et de grandes plaines verdoyantes, parfois jonchées de ruines. La cohérence de cet univers est appréciable à chaque instant, autant par la position des places fortes et villages que par la répartition des espèces de monstres.

Gran Soren, la capitale où réside le duc, est la seule grande ville de cette région. On peut y trouver toutes les commodités nécessaires, comme le forgeron ou l’apothicaire, et surtout l’auberge qui fait aussi office de banque. C’est également à l’aubergiste qu’il faut s’adresser pour obtenir de nouvelles compétences (l’authentique One-Man-Army).

En parallèle de Gransys se trouve un monde mystérieux, éthéré, où résident les Pions, des êtres sans volonté propre qui passent leur existence à servir les humains qui les invoquent.

Lors de la quête principale, les joueurs auront l’occasion de rencontrer des personnages hauts en couleurs, avec des personnalités très marquées. De plus, la quête principale occupe une bonne partie de la narration car, même s’il y a quelques quêtes secondaires qui permettent de découvrir des lieux non-reliés à la quête principale, la trame narrative couvre une grosse partie de l’aventure (et se suffit largement à elle-même).

L’Intrigue

Tout commence dans un donjon, où le joueur incarne un chevalier accompagné de ses fidèles Pions. Après avoir tué une chimère gardienne d’une grande porte, le chevalier déverrouille cette dernière et libère la créature qui sommeillait derrière. C’est alors que le joueur se prépare pour un combat épique et que l’introduction prend fin. Ensuite, le vrai jeu commence à Cassardis, où le joueur incarne son propre personnage.

Et alors qu’une autre journée dans ce village de pêcheurs s’achève, un IMMENSE dragon rouge s’échappe d’un vortex et attaque la tranquille bourgade. Reconnaissant l’Insurgé, un héros mythique, en la personne du joueur, le dragon utilise sa sorcellerie pour lui arracher le cœur et le rendre par le fait « creux ». C’est ainsi que débute la quête principale, qui consistera autant en la sauvegarde du monde qu’en la récupération de notre humanité perdue.

Et la Direction Artistique ?

Comme mentionné précédemment, le duché de Gransys est composé d’une multitude d’environnements variés. Ces régions possèdent un certain charme. Il y a très peu de constructions humaines. Il s’agit avant tout d’étendues sauvages même si, par endroit, des ruines nous rappellent que dans le passé il s’agissait d’un village ou d’une place forte. La flore n’est pas extravagante et ne gêne pas le joueur lorsqu’il est occupé à affronter la faune. Les environnements savent se faire discret lors des phases d’action, mais savent aussi prendre le joueur par la main pour l’emmener un peu plus dans l’univers lors des phases d’exploration.

Pour ce qui est des créatures, leur design est cohérent avec l’aspect graphique général de l’univers, tout en respectant les signes distinctifs déjà connus du grand public. Le cyclope en est un parfait exemple. Dans l’imaginaire collectif, on pense à un géant qui ne possède qu’un œil. Le cyclope de Dragon’s Dogma correspond bien à cette description, tout en possédant d’autres signes distinctifs particuliers comme une paire de défenses (qu’il est possible de briser en visant bien) et une peau grise-sombre.

Et concernant les pièces d’équipement qu’il est possible d’acquérir dans le jeu, on retrouve des designs finalement assez réalistes, même si certaines armes et armures sont clairement marquées par une certaine exagération propre au genre médiéval-fantastique. Dans tous les cas, ces objets restent assez élégants. Une petite surprise attendait les joueurs consoles puisque les armes et armures de Guts et de Griffith, personnages issus du manga Berserk, pouvaient être achetées au fond de l’Ancienne Carrière.

Un Gameplay fonctionnel, avec juste ce qu’il faut d’innovation

Création de personnage

Pour le coup, les amateurs de création de personnages sont gâtés. Dans Dragon’s Dogma, les joueurs ont la possibilité de customiser leur personnage de A à Z, en ajustant la taille, la musculature, la démarche, la forme des oreilles, la voix… Bref, chacun peut créer l’avatar de ses rêves. Deux avatars en fait, car après quelques heures de jeu, on a la possibilité de créer son Pion attitré, un Pion qui ne nous quitte jamais et qu’on peut customiser autant que son propre avatar.

Classes

En plus de choisir l’aspect de son avatar, il est possible de choisir sa classe. Au total, c’est 9 classes que nous propose le jeu, 3 classes basiques (rôdeur, guerrier et mage), 3 classes évoluées (chasseur, champion et sorcier) et 3 classes hybrides (assassin, paladin, archer-mage). Chacune de ces vocations offre au joueur la possibilité de développer des capacités de combats et des capacités passives, à débloquer auprès de l’aubergiste. Certaines compétences débloquées resteront disponibles même si le Pion ou le protagoniste changent de classe. Ainsi, il peut être intéressant de débloquer certaines compétences en tant que Guerrier pour pouvoir les utiliser plus tard en tant qu’Assassin ou que Paladin. En revanche, la classe de l’avatar conditionne le type d’arme et d’armure qu’il peut équiper.

Il est aussi possible de changer la classe de son Pion personnel, cependant il n’a pas accès aux classes hybrides.

Combat

Le système de combat ressemble beaucoup à celui des autres Action-RPG à la troisième personne. Les personnages disposent tous de deux armes, une principale et une secondaire, et des compétences qui leur sont reliés. Pour ce qui est des compétences de combat, elles dépendeant bien évidemment de la classe du personnage. Et qu’il s’agisse d’un sort ou d’une passe d’arme, la compétence consommera de la vigueur, à l’instar de la course et de l’escalade.

Le système de dégâts localisés donne une nouvelle dimension aux combats. En effet, en s’acharnant sur la partie serpent d’une Chimère, il sera possible de finalement lui couper la tête, privant la bête de toutes les compétences qui en dépendaient. Autre exemple, il est possible de grimper au dos d’un Cyclope pour aller lui donner un grand coup dans l’œil, ou de tirer à l’arc dans ce même œil. Et si les créatures détectent qu’elles ont un adversaire sur leur dos, elles essaieront de le faire descendre. Attention toutefois, si le personnage qui grimpe sur un ennemi n’a plus assez de vigueur, il lâchera prise et chutera.

Il est aussi possible de s’accrocher aux serres des Harpies ou de porter un Gobelin pour le jeter plus loin, dans le vide par exemple. Etudier le comportement de ses adversaires peut s’avérer très utile lors des formidables mêlées qui attendent les joueurs. Encore mieux, les Pions peuvent eux aussi attraper des ennemis pour que vous les acheviez, ou vous faire profiter de certaines de leurs compétences en fonction de la situation (l’un de vos compagnons disposant d’un bouclier pourra vous proposer de vous servir de tremplin pour atteindre plus vite le sommet d’une créature géante, ou une créature en vol).

Pions

Partir à l’aventure seul peut très vite devenir problématique, voir fatal. Heureusement, il est possible de constituer sa propre équipe en fonction de sa stratégie ou de ses besoins, grâce aux Pions. Comme dit précédemment, les Pions proviennent de la Faille, une dimension parallèle à Gransys, et peuvent être invoqué pour servir les humains. Dans le cas de l’Insurgé, il est possible de faire appel à des compagnons guerriers, en plus de son Pion permanent.

Les Pions sont générés aléatoirement et peuvent être de n’importe quelle classe (sauf les 3 classes hybrides). Contrairement au Pion permanent, il n’est pas possible de changer la classe d’un Pion invoqué, et si les joueurs décident de changer leur équipement, qu’ils sachent que toute pièce équipée à un Pion invoqué repart avec lui dans la Faille.

Les Pions invoqués ne gagnent pas d’expérience non-plus, il est donc nécessaire de refaire son équipe assez régulièrement.

L’intelligence des Pions est partiellement impactée par leur tempérament, une donnée à prendre en compte lors du recrutement. Certains Pions auront plus tendance à protéger leur maître alors que d’autres préféreront attaquer ses ennemis.

Plus que des soldats remplaçables, les Pions constituent également de formidables compagnons de routes. Ils n’hésitent pas à donner des conseils à leur invocateur, en fonction de leur caractère. Souvent, ces conseils sont même reliés aux lieux traversés et peuvent constituer de bons avertissements dans les donjons.

L’inventaire : le soucis du détail…

Dans la plupart des RPG, la gestion de l’inventaire se résume à décider quelle place allouer à quelle denrée nécessaire pour son épopée dans les terres sauvages. Dans Dragon’s Dogma, les choses sont un peu différentes. Pour commencer, il est possible de combiner plusieurs objets pour en créer un autre, souvent plus efficace/rare. Aussi, en ce qui concerne les aliments et autres Items censés être périssables, il faudra faire attention à ne pas les laisser traîner trop longtemps au fond de son sac, sous peine de les voir se périmer (à noter qu’il y avait une astuce pour gagner de l’argent en faisant pourrir un certain type d’objet, mais je n’en dis pas plus *wink wink*).

La gestion de l’encombrement d’un personnage passe par le poids de chacun des objets dans son sac, et non pas par un nombre d’emplacements limité. Plus un personnage est lourd, moins il ira vite et moins gracieux seront ses mouvements pendant les combats. Et si le personnage en question avait le malheur de finir tremper, il subirait un malus sur cette statistique d’encombrement. De la même manière, si le personnage tente d’en porter un autre ou qu’il essaye de grimper sur le dos d’une créature titanesque, il aura plus ou moins de mal en fonction du poids de son sac.

Il y a d’autres détails très appréciables avec lesquels il faudra composer au cours de l’aventure. Des petits riens qui font plaisir, comme le fait de voir sa torche ou sa lanterne s’éteindre lorsqu’on tombe dans l’eau.

L’extension Dark Arisen : quoi de neuf ?

Un an après la sortie du jeu original, l’extension Dark Arisen venait ajouter à l’expérience une toute nouvelle zone à explorer : le Récif de l’Amertume, une île accessible depuis Cassardis. Dans cette nouvelle région, les joueurs pourront se mesurer à une trentaine de nouveaux adversaires de haut-niveau et trouver de nouvelles pièces d’équipement. L’extension s’accompagne également de la possibilité de débloquer de nouvelles compétences, ainsi que d’une remise à niveau de plusieurs items présents dans le jeu de base.

 

En bonus, le trailer de l’E3 de 2011 :

 

Dragon’s Dogma est une véritable perle qui ne manquera pas de ravir les amateurs d’Action-RPG, qui préfèrent les combats dantesque faces aux hordes de Gobelins, découvrir des lieux magnifiques en compagnie de leurs Pions, ou prendre part à une aventure homérique pour récupérer son cœur et sauver Gransys. Il y en a vraiment pour tout le monde.

Testé sur Xbox 360

  • Un univers simple mais enivrant, plaisant à découvrir
  • Des combats dantesques
  • Un bestiaire riche et varié
  • Une trame narrative qui invite à l’exploration
  • Une courbe de difficulté bien gérée
  • A certains moments, on commence à oublier la menace que représente le Dragon
  • La combinaison d’objets, un système de jeu un peu trop flou

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *