TEST | Dishonored : La Mort de l’Outsider

Arkane Studio nous avait régalé l’an dernier avec un Dishonored 2 simplement excellent, beau, complexe, riche et surtout avec une forte rejouabilité, il avait su être la digne suite du premier épisode. Moins d’un an après le studio revient avec un stand-alone du deuxième jeu, mais n’est-ce pas l’épisode de trop ?

Une liberté toujours présente et appréciée

La force de la série Dishonored, c’est de proposer des environnements assez ouverts et surtout permettant une multitude d’approches. Et c’est toujours bel et bien le cas ici. Les niveaux sont vastes, se traversent autant dans les rues que sur les toits, voir dans les bâtiments et notre personnage, Billie Lurk, est un véritable plaisir à contrôler. Elle réagit au doigt à l’œil, ses compétences sont parfaitement adaptées aux niveaux et on prend plaisir à essayer de fouiller toute la carte pour y trouver le moindre de ses secrets. En parlant de ses capacités, elles sont certes moins nombreuses que d’habitude, on ne dispose que de 3 pouvoirs, contre 8 dans le jeu de base, mais ils sont directement débloqués dès le deuxième niveau et permettent immédiatement une bonne mobilité. De plus, ils sont totalement différents de ce que propose généralement la licence. Par exemple le pouvoir de déplacement n’est plus instantané, on pose une sorte de balise, qui est accessible sur une certaine distance et même à travers les portes, on peut donc s’en éloigner, tuer un garde et revenir près de notre balise et se téléporter derrière la porte pour être caché de nos poursuivants. Cela change totalement notre façon de jouer et de concevoir les niveaux.

Et pour nous forcer à fouiller toujours plus les niveaux, les développeurs ont eu la bonne idée de mettre en place des contrats, que l’on trouve dans les marchés noirs. Ces contrats peuvent nous rapporter de l’argent contre une mission annexe à effectuer, comme voler un objet ou tuer tel personnage de tel manière. Ils sont évidemment annexe, mais si vous voulez augmenter votre équipement, il vaut mieux les réaliser, ils sont suffisamment variés pour ne pas lasser, certains proposent même de vrais challenges contre une belle récompense.

Autre fonctionnalité intéressante : l’affiche tête haute (ATH). Dans les options nous pouvons régler tout un tas de paramètres, comme les objets en surbrillance, l’indicateur de quête, de vie, etc. On peut donc tout désactiver pour une expérience plus rude, mais plus immersive, ou se laisser tout d’activer et avoir une expérience un peu plus facile si l’on débute dans la série. Dans tous les cas, tous les profils de joueurs s’y retrouveront. Et il aussi possible de paramétrer soit même sa difficulté, si l’on veut par exemple ne pas prendre trop de dégâts en combat mais avoir des gardes très réactif, c’est possible.

Et pour finir la liberté d’approche létal ou non-létal est toujours bien présent. A vous de décider si vous allez tuer toutes personnes sur votre chemin, si vous préférez esquiver, etc. Cela n’a pas le même impact que sur le jeu principal, et donc cela perd en force, mais faire un niveau en ne tuant personne et en esquivant tous les gardes est toujours un pur plaisir. Et d’ailleurs les tuer aussi, les animations d’exécutions sont toujours aussi travaillées et viscérales. Libre à vous de faire vos choix et puis cela donne une raison de plus de revenir sur le jeu une fois celui-ci fini. D’ailleurs une fois le jeu fini une fois, un mode New Game + avec des pouvoirs tirés du jeu de base est disponible et permet donc de varier toujours plus les approches.

Une histoire plus intéressante

Si vous ne connaissez pas la série, le titre du jeu ne vous diras rien, mais pour les gens qui ont déjà bien retourné les deux premiers jeux, le titre La Mort de l’Outsider fut un petit choc. Pour rester simple, l’Outsider est une sorte de dieu au regard entièrement noir qui donne leurs pouvoirs à nos personnages. Un être omniscient, qui se joue des hommes et choisi qui il décide d’aider ou non. Mais justement c’est pour cette raison que notre but est de le tuer, afin de retrouver un certain équilibre. Mais comment le tuer ? Et bien c’est ce que vous allez devoir trouver, tout en apprenant un peu plus qui est cet être mystique, et on peut très vite être empathique du sort de ce dieu malgré lui. L’histoire généralement en retrait sur la licence prend un peu plus de place cette fois-ci, et c’est une bonne évolution. Et quand on nous dit que Dishonored ne sera plus jamais pareil suite à cela, on veut bien le croire. Vivement le troisième épisode.

C’est beau, mais ça ne tourne pas en rond ?

Dishonored : La mort de l’Outsider est beau, c’est un fait. La direction artistique est comme d’habitude incroyable, avec cet effet de peinture du plus bel effet. Le jeu se déroule, comme Dishonored 2, à Karnaca, une cité que l’on pourrait dire Méditerranéenne, avec son soleil chaud, et ses pierres claires. On s’arrêtera plusieurs fois, que ça soit en intérieur ou en extérieur devant des détails du jeu qui sont hallucinants, que ça soit une vitrine dans une riche maison, des affiches dans la rue, etc. On est obligé de succomber aux charmes du visuel. Malheureusement cette fois-ci les environnements ne sont pas aussi variés que l’on voudrait, sur 5 niveaux, on va traverser deux fois le même environnement, certes de jour, puis de nuit, avec des zones ouvertes ou fermées, mais quand même. Et surtout le jeu reprend un niveau de Dishonored 2, modifié, mais du coup on est pas aussi dépaysé que par le passé.

Petit point sur la technique, qui était le gros soucis l’an dernier à la sortie du jeu. Le test a été réalisé une fois de plus sur PC (i5 4460, 8Go de RAM DDR3, R9 290) et le jeu tourne correctement sans plus. On a moins, voire quasi plus de chute d’images par secondes sans raisons, mais l’optimisation n’est pas parfaite, loin de là, et c’est dommage. Après rien à voir avec l’état de sortie de Dishonored 2, les choses sont quand même bien plus fluide et ça fait plaisir qu’Arkane Sutdio ai appris de leurs erreurs.

En résumé :

Dishonored : La Mort de l’Outsider est un excellent stand-alone. On est peut-être à un niveau un cran en dessous des jeux principaux, mais avec un temps de développement plus court, et surtout un coup moins élevé, il serait dommage de ne pas se laisser tenter par cet épisode. Et puis comment refuser une nouvelle invitation d’Arkane Studio à toujours essayer une nouvelle façon de jouer ?

  • Visuellement bluffant
  • Un scénario plus profond que d’habitude
  • Toujours plus de possibilités
  • Rejouabilité accru avec le New Game +
  • Toujours des faiblesses techniques
  • Trop peu de nouveaux environnements

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