ACTUS | The Elder Scrolls Legends, on a testé la bêta

« The Elder Scrolls Legends » est un jeu de carte stratégique à la sauce Hearthstone développé par DireWolf Digital et édité par Bethesda. Il a été présenté la première fois à l’E3 en 2015 avec un teaser, puis une nouvelle fois à l’E3 de 2016 avec la cinématique d’intro du mode Histoire et l’annonce d’une bêta.

Des similitudes avec Hearthstone

La première pensée que j’ai eu lorsque j’ai vu la petite vidéo de Gameplay, c’est « Encore un clone de Hearthstone », mais j’avais tout de même envie de le tester, principalement parce que j’adore l’univers Elder Scrolls.

On retrouve les mêmes modes de jeux que dans la plupart des jeux construits sur le modèle Hearthstone : un mode Histoire, un mode Entrainement avec trois niveaux de difficulté, un mode Bataille pour les parties simple en JcJ, une Arène Solo et une Arène JcJ. De plus, un système de quêtes quotidienne permet de gagner des cartes et des pièces d’or (qui servent à acheter des cartes ou à payer l’entrée dans les arènes).

The Elder Scrolls Legends utilise un système de Mana, ressource qui sert à invoquer des créatures et, plus largement, utiliser des cartes. Chaque carte a son propre coût d’activation, plus une puissance et une résistance lorsqu’il s’agit d’une créature. Chaque joueur dispose d’une trentaine de points de santé, et il faut réduire la santé de l’adversaire à zéro à l’aide de sorts ou de créatures pour gagner la partie.

Des différences notables

Même si, dans la forme, le gameplay de TES Legends ressemble beaucoup à celui d’un Hearthstone, il y a des différences notables. Tout d’abord, le joueur n’a pas de classe. Les decks se construisent autour de cinq attributs (six si on compte les neutres) qui ont chacun leurs spécificités, un peu à la manière des couleurs dans Magic the Gathering. Ainsi, les cartes « Intelligence » seront plus orientées vers des actions qui infligent des dégâts indirectement tandis que les cartes « Endurance » auront plus comme objectif d’augmenter la Mana max et deviendront plus puissantes en fin de partie.

Il est possible de composer les decks avec deux attributs différents maximum (sans compter les neutres). On pourrait se dire qu’il y a du coup un nombre de styles différents assez restreint, mais que nenni ! En fonction du choix des cartes, on peut élaborer deux decks utilisant les mêmes attributs, mais ayant une construction très différente.

L’absence de classe est compensée par a un système de Runes assez intéressant, qui permet de piocher des cartes supplémentaires au fur et à mesure que les points de vie diminuent, et d’invoquer certaines créatures disposant de la caractéristique Prophétie lorsqu’elles sont piochées ainsi, ce qui peut offrir de beaux retournements de situation.

Une autre donnée importante à prendre en compte est la composition du terrain. En effet, le terrain est découpé en deux rangées séparées, et les créature d’une rangée ne peuvent interagir qu’avec les ennemis de la même rangée. Cette disposition en double voie force le joueur à réfléchir au moment d’invoquer ses créatures, pour ne pas se retrouver bêtement bloquer par un rempart infranchissable. De manière classique, la voie de gauche est « normale » tandis que la voie de droite a un brouillard de guerre, mais il arrive (surtout en arène) que les voies aient d’autres effets.

 

Pour ma part, j’ai bien aimé les quelques parties que j’ai eu l’occasion de faire. Les parties sont rapides, le jeu est équilibré, et même un débutant a ses chances grâce aux cartes débloquées dans le mode Histoire. D’ailleurs, j’ai été ravi que cette campagne solo prenne place lors de la Grande Guerre (mais si, la guerre entre l’Empire et le Domaine Aldmeri, qui est à l’origine de la révolte des Sombrages dans Skyrim). Le design des cartes est assez sympathique, les connaisseurs retrouveront pas mal de personnages célèbres de Tamriel, et la direction artistique de manière générale est pour moi une réussite.

C’est une nouvelle façon d’aborder l’univers The Elder Scrolls que nous offre l’équipe de DireWolf Digital. Et dans un genre pas mal représenté, The Elder Scrolls Legends pourrait faire de l’ombre à son concurrent de chez Blizzard et s’imposer comme une nouvelle référence. L’avenir nous le dira.

Le jeu est en bêta ouverte depuis le 5 Août. Le jeu est actuellement disponible sur PC (configuration requise ici) et iPad, et le sera également sur Mac, iPhone et appareils Android.

 

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