ACTUS | Black Desert Online, on a testé la seconde bêta européenne

Du 18 février à 08h00 jusqu’au 22 février à la même heure avait lieu la Bêta de Black Desert Online, un jeu de rôle massivement multijoueur (MMORPG) développé par le studio coréen Pearl Abyss. Bien que disponible depuis fin 2014 dans la péninsule coréenne (ainsi qu’au Japon et en Russie depuis 2015) sous l’égide du Free-to-Play, le MMO a été remarqué lors de sa présentation à la Gamescom 2013 (Cologne, Allemagne) par de « nombreux » éditeurs sur le marché nord-américain et européen, et sa sortie dans nos contrées a finalement été prévue pour le 03 mars 2016 en Buy-to-play.


De nos jours, les MMORPG représentent une grosse part du paysage vidéo-ludique. En effet, les jeux de rôle en ligne permettent depuis des années à des millions de joueurs d’arpenter des univers haut en couleurs, allant de l’heroic fantasy au space opera en passant par le cyber-punk. A la fin des années 90 (Ultima Online, Everquest), le jeu de rôle massivement multijoueur connu un certain essor et, rapidement, de nouveaux univers apparurent, comme Dark Age of Camelot (2001) qui fut entre autre une base dont s’inspirèrent fortement les MMO suivants (avec Everquest). En 2004, deux géants pointent le bout de leurs nez : World of Warcraft, de Blizzard Entertainment, et Dofus, de Ankama Games, suivis plusieurs années plus tard d’une myriade d’autres MMORPG dans le même genre (Le Seigneur des Anneaux Online en 2007, Warhammer Online en 2008, Aion en 2009…). Puis, passé 2010, de nouveaux MMORPG voient le jour, faisant de l’ombre à leurs prédécesseurs, comme Guild Wars 2, Final Fantasy 14, The Elder Scrolls Online, TERA, Star Wars The Old Republic…

Ces mondes persistants accessibles d’un clic de souris sont des lieux d’échange et de rencontre appréciés par de plus en plus de personnes (si Dark Age of Camelot comptait 250 000 joueurs en 2002, Guild wars 2 peut se vanter d’avoir fédéré jusqu’à 7 millions de joueurs en 2015). La plupart des MMORPG ont l’avantage de proposer une difficulté adaptée aux joueurs occasionnels en gardant de précieux défis pour les joueurs plus aguerris. Il est facile et rapide d’apprendre à jouer, mais long et difficile de maîtriser le moindre aspect du jeu.

>> Il s’agit d’un résumé assez succinct et la liste des MMO emblématiques n’est pas exhaustive, je vous invite à vous renseigner ici et ici<<

Et Black Desert Online dans tout ça ?

En effet, ne perdons pas de vue l’objet de l’article. Si le développement de Black Desert Online commence en 2010, c’est en 2014 qu’il devient accessible au public coréen et 2015 pour le Japon et la Russie. Il s’inscrit dans la même logique que les MMORPG de la même époque, notamment Guild Wars 1 et 2, TESO, etc… Il partage énormément de points communs avec ces autres titres, en ayant des caractéristiques uniques toutefois.

La création de personnage qui est plutôt intéressante, le fait de pouvoir changer tous les aspects de la morphologie du personnage est vraiment appréciable. Et une fois lancé dans l’aventure, on peut profiter d’un système de jour/nuit qui conditionne partiellement le comportement des PNJ et l’apparition des monstres dans la nature. Et pour affronter ces monstres, Black Desert Online nous propose un système de combat actif qui nécessite que le joueur se déplace et s’oriente vers ses adversaires en temps réel tandis qu’il lance ses attaques/combos ou esquives. On est bien loin des systèmes de ciblage popularisés dans les plus anciens MMORPG. Il est aussi possible de combattre à dos de cheval, après en voir apprivoisé un par exemple (car oui, il est possible d’apprivoiser des bêtes sauvages).

Et tout ça c’était dans la Bêta ?

Entre autre, oui, mais pas seulement.

Lorsque j’ai eu ma clé d’accès, je me suis empressé de créer un compte et de télécharger le jeu, puis je me suis tranquillement assis devant mon ordinateur pendant les 7 heures de téléchargement nécessaires pour installer complétement le jeu. Rien qui ne puisse entamer ma motivation car, après tout, quel jeu en ligne ne prend pas un peu de temps à télécharger ?

Une fois arrivé à la fin de cette longue attente, j’ai enfin pu lancer le jeu. Il m’a été demandé en premier lieu de définir un « nom de famille » qui sera utilisé sur tous mes personnages en plus de leur nom. Une méthode originale de présenter un nom d’utilisateur ma foi. Un fois cette formalité passée, j’ai pu commencer à créer mon avatar. Parmi les classes proposées (au nombre de huit), j’ai choisi de créer un classique Guerrier. J’ai un peu joué avec la création de personnage, mais je ne m’y suis pas beaucoup attardé, car j’avais hâte de découvrir le jeu en lui-même.

Et c’est ainsi que Loeron de la dynastie Rhovanion commença son aventure dans la bourgade d’Olvia. Et lorsque la cinématique d’introduction s’est lancée… j’ai eu très peur. J’ai ouvert tous mes placards, tous les tiroirs de mon bureau, en quête de la fluidité du jeu qui avait l’air de s’être cachée, mais aucune trace d’elle. Et même une fois la cinématique passée, lorsque j’ai récupéré le contrôle de mon personnage, rien à faire. En jetant un œil aux réglages vidéo, le jeu m’indiquait qu’il tournait en qualité moyenne à 15 FPS. Pourtant, ma machine possède une configuration supérieure à la configuration recommandée…

Mais au final, cette mauvaise surprise ne m’a pas totalement empêché d’apprécier le jeu. Et puis, un jeu un peu trop gourmand en ressources en phase bêta, ça s’est déjà vu. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les combats étaient encore très praticables, bien qu’il s’agisse d’action en temps réel.

Une chose que j’ai particulièrement appréciée, c’est la mise en scène de la plupart des quêtes. Souvent, les quêtes sont introduites par de petites cinématiques qui n’ont quasiment jamais un rapport avec la venue du joueur et qui introduisent de manière assez subtile les personnages auxquels on est sur le point d’avoir affaire.

Aussi, une petite créature noire liée à l’intrigue accompagne le joueur et constitue la principale source de quête, au moins au début. Par la suite, elle acquiert d’autres fonctions, mais je n’en dirai pas plus. Un gros travail sur la narration a été produit autour de cette petite créature, et ça se voit.

Malheureusement, je n’ai pas pu tester certaines mécaniques présentes dans la bêta, comme la partie PvP du jeu, ou le combat à cheval. Mais j’ai poussé l’expérience un peu au-delà du niveau 20 et je pense en voir assez vu pour dire sans trop me tromper que, une fois ses derniers défauts corrigés, ce jeu va être bon, TRES bon.

En conclusion, j’ajouterai que j’ai été vraiment agréablement surpris par le soin apporté à la mise en scène des quêtes et de la narration en général, ainsi que par le système de combat dynamique. Et même si le framerate rendait certains moments un peu moins magiques, j’ai tout de même beaucoup apprécié mon week-end sur Black Desert Online.

Pour illustrer le gameplay de base du jeu, je vous propose une vidéo reprenant les débuts de mon avatar :

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